Pierre découvre le basket à 19 ans au sein de l’ASP à Parthenay. C’était l’époque du basket en plein air.

C’est à l’ASPTT La Rochelle qu’il commence un long service de bénévole au basket.

De nouvelles affectations professionnelles l’amènent à déménager (Bordeaux, Dreux, La Rochelle, Evry). Dans chaque ville il prend quand même une licence. Etant peu de temps dans chaque résidence, il s’entraîne avec les seniors masculins et accepte de venir arbitrer les jeunes le samedi.

Juillet 1975, il arrive à Poitiers. Il prend une licence à l’ASPTT Poitiers. Cette section est composée d’une équipe senior féminine. Son prédécesseur et en même temps créateur de cette section lui demande s’il accepte de prendre sa succession et d’entraîner cette équipe. Pas de problème. Avec 14 filles il arrive à engager 2 équipes, une en région, une en département. Les filles jouent bien le jeu, et on parvient à honorer toutes les rencontres. Par contre au premier entraînement, il demande aux filles de convaincre leurs copains, et aux copains de leurs copains de venir jouer au basket afin de créer un club mixte. C’est une réussite.

1976 sans faire le point avec la CRAMC, un arbitre lui demande de le remplacer le jour même sur un match de championnat régional masculin, Et voila c’est parti. Le responsable de la CRAMC a relevé son nom et, désormais, il est désigné.

Difficile d’être à la fois entraîneur et arbitre. Il faut choisir. Pierre commence alors un long parcours de près de 20 ans dans l’exercice de l’arbitrage, puis il poursuit dans la gestion de l’arbitrage.

Un jour, alors qu’il n’y avait absolument pas pensé, il est invité à se présenter aux prochaines élections du comité départemental de basket de la Vienne. Il est élu en 1980.

Il fait d’abord partie de la commission des arbitres. Il en hérite quelques années après. De ce fait, il participe en même temps à la commission régionale des arbitres. C’est une commission très prenante mais intéressante avec beaucoup de contacts.

Au niveau départemental, Pierre a la chance de pouvoir compter sur une équipe de copains arbitres du championnat de France pour assurer la formation à l’école d’arbitrage.

Toujours intéressé par la formation, dans les dernières années il arbitre en département et accompagne les débutants. Puis il commence les observations. Comment aider les débutants à mettre en pratique ce qu’ils apprennent à l’école d’arbitrage ?

Pierre accepte de représenter le basket au CDOS, ce qui permet de découvrir le sport départemental. C’est l’époque où 4 fédérations, basket-ball, handball, football et rugby mettent en place « la journée de l’arbitrage ». Pierre pense qu’il serait intéressant dans un premier temps de rassembler ces 4 disciplines dans un même lieu. Ce serait l’occasion de faire une grande fête, d’apprendre à se connaître, et pourquoi pas de se revoir pour échanger nos expériences. Il doit bien y avoir des points communs dans l’arbitrage à approfondir. Il hérite de la mise en œuvre. Seul le rassemblement a eu lieu pendant quelques années, l’organisation par les fédérations évoluant.

Pierre découvre le basket universitaire qu’il accepte d’arbitrer. Il participe également à des échanges et formations avec l’UNSS.

Puis le bénévolat n’attire plus. En 1996, seulement 8 élus au comité départemental pour 18 postes à pourvoir. Pierre hérite du secrétariat général en plus de la commission des arbitres.

Au tout début de sa retraite, Pierre est coopté par la commission fédérale de formation des dirigeants. Et c’est parti pour 8 ans. Les membres de la commission participent à la confection des modules de formation qu’ils animent ensuite. Réunions régulières à Paris, formations dans les comités et ligues qui font appel à la commission. C’est du travail, mais humainement, c’est très riche.

Elu à la ligue pendant 2 mandats, avec mission de mettre en place une commission de formation des dirigeants.

Avant la réforme des régions il assure le secrétariat de la commission régionale des arbitres.

Dans les dernières années, préférant laisser sa place aux plus jeunes, Pierre n’accepte de se présenter au comité départemental, qu’à la condition qu’il y ait moins de candidats que de postes à pourvoir. Elu, il rassemble les comptes rendus d’activité des commissions pour les réunir dans un document qu’il transmet aux élus afin de préparer la réunion, puis il rédige le compte rendu des séances du comité.

Certes, le basket a été à l’origine de ce bénévolat, mais les rencontres, les échanges, l’amitié ont constitué le fil conducteur de cette longévité. Il a apprécié pouvoir côtoyer et travailler avec des Femmes et des Hommes d’horizons différents, mais riches de valeurs humaines.

Autre élément de cette longévité, c’est la remarquable tolérance de Liliane, son épouse, qu’il remercie profondément. D’ailleurs, il est persuadé que c’est Liliane qu’il aurait fallu remercier.

Juin 2020 il est temps de laisser la place aux jeunes !

PS : la modestie de l’auteur de ces lignes l’empêche de se mettre en avant : tout le monde aura reconnu Pierre Bonnaud.
C’est sans doute cette même modestie qui lui aura fait oublier de préciser que le comité directeur du comité départemental Vienne de Basket Ball lui a accordé lors de l’assemblée générale 2020 la qualité de membre d'honneur.
Ont été omis dans ce curriculum vitæ tous les précieux conseils que Pierre a su prodiguer à chacun d’entre nous qui avons pu le solliciter.
L'ensemble des élus tient à remercier Pierre pour cette source d’inspiration et plus encore.